Au début, on hésite et on teste timidement « courageuse… ? » « honnête… ? » « organisée… ? » et on cherche l’approbation dans le regard de l’autre… Rien. Rien ne transparaît. Forcément ! C'est un peu banal comme réponse et certainement entendu des milliers de fois. Tiens ! la nana qui est sortie juste avant moi, elle avait l'air honnête et organisée dans son tailleur tiré à quatre épingles.

Bon, maintenant, reconnaissons que du courage il en faut quand on postule pour un poste de monteur à la chaîne, que l’honnêteté est la qualité majeure d’une banquière ou d’une croupière, quant à l’organisation, si on veut être comptable c’est parfait. Oui, mais… On n’est pas monteur, banquière ou comptable 24h/24… Alors quel adjectif nous colle à la peau au boulot comme à la maison ?

yeux bandés 2 Au début donc, on tâtonne, des qualités, on en a plein, incontestablement ( je suis la meilleure, je suis celle qu'il vous faut pour ce poste, allez, répète... je suis la meill.....). Et puis, vient la période "mes qualités sont mes défauts" Ahrrr … LA phrase bateau à éviter absolument ! "Ah oui ? Vous êtes organisée, perfectionniste… Intéressant…. Où est votre limite avec la maniaquerie ? …." "Vous avez du caractère, on peut dire que vous avez mauvais caractère ? Hummm, difficilement gérable…. " C’est le piège assuré.

Et si on est gourmand et que l’on postule pour un poste de boulanger-patissier ça marche ? Voilà un joli défaut qui peut faire un grand pâtissier, non ? OK, mais je ne postule pas pour un poste de pâtissier. En revanche, je garde « gourmande » comme défaut, c’est pas bien grave et cela n’entravera pas la bonne marche de ma mission.

C’est alors qu’avec le temps et l’expérience, on prend conscience que finalement un seul adjectif nous convient, depuis le tout début (et pour cause) : celui d' AUTODIDACTE.

EchelleRemarquez, qu’être autodidacte au départ vient d’un complexe : pas de grandes études, pas de beaux diplômes. Oui, mais un complexe qui nous a construit petit à petit, qui nous a appris à nous surpasser pour éviter la fatalité d’un échec programmé par la société des études classiques.

Pourquoi être autodidacte suscite souvent l’agacement de l’entourage, parfois la jalousie des collègues ? Après tout, apprendre est à la portée de tout le monde, certains apprennent sur les bancs de Facs, d’autres apprennent tous seuls en pratiquant.

Et bien, voilà, je suis AUTODIDACTE.

Et comme tous les autodidactes, au début j’ai ressenti ce complexe du sans-diplôme. Il a fallu que je fasse mes preuves toute seule, j’ai avancé moins vite que les autres et sans doute travaillé plus. Alors, si j'ai longtemps hésité à "entrer en scène" en me donnant toutes sortes de raisons, même si je ne serai jamais tout à fait au point (et je prends le risque de ne pas l'être), aujourd’hui, je me sens plus forte de plus de dix ans d’expérience dans la communication avec toujours l’envie d’apprendre tous les jours et toujours plus.

Ficelée Je peux rajouter quelque chose ?

Juste deux autres adjectifs, parce que je ne suis pas qu'un adjectif, je suis un tout...et que je me sens un peu à l'étroit dans ce descriptif :

Je suis aussi une "CARTESIENNE ARTISTIQUE" (parce qu'une "artiste cartésienne" est un peu présomptueux, isn't it ?)