Il écrit à l'oral
Par NatCordeaux le vendredi 30 mai 2008, 16:06 - Oasis Découverte - Lien permanent
Je m'absente quelques jours, je pars mon idée sous le bras, des arguments plein la tête... Je fonce ! Merci encore à vous tous de votre soutien !
En attendant, je vous laisse en compagnie de Grand Corps Malade dont le Slam me touche beaucoup. Pour ceux qui ne connaissent pas encore le Slam, je vous invite à visiter le site de Carlos
"Le Slam a gifflé son esprit, a libéré ses passions" ... pourquoi pas vous ?
à très bientôt !
C'était un soir sans histoire, une fin de journée au destin sobre
21h sans espoir, un mercredi d'octobre,
Sur le macadam fatigué, trottoir en pente rue des Dames
Très loin des drames agités, c'est ma première soirée slam
Des êtres humains, dans un café, sont regroupés pour s'écouter,
Ils prennent la parole un par un et mes oreilles sont envoûtées
Des humains à égalité, chacun est libre de se lancer,
Le principe est très simple, encore fallait-il y penser
Je suis d'abord resté passif,, mais j'ai tout de suite rêvé d'action
Je suis d'abord resté pensif, pour comprendre cette révélation
J'ai pris une avalanche de rimes et une cascade de thèmes
Si loin du star-system, tu restes tard si t'aimes
Quelques instants après, j'ai déterré l'encrier,
En créant sans prier, pour hurler sans crier,
Sans accroc, sans vriller, dans la voix, l'encre y est
Pour recevoir sans briller et donner sans trier
Le slam a giflé mon esprit puis libéré les passions,
Secouant mon envie créative restée en hibernation,
A la recherche de ces ambiances, dans tout Paris je vais zoner
C'est décidé ma voix est libre et son timbre va raisonner
La poésie dans les bars a rendez-vous avec la vie,
Je l'ai vu et tu le vis, Je l'avoue, je l'ai suivi,
Elle prend forme, elle grandit, elle rayonne et elle s'entend,
Elle t'enlace, et une fois qu'elle te tient, elle prend son temps
La poésie dans les bars ne sort que dans nos voix,
Le concept même de ces soirées est un poème qui s'entrevoit
La poésie se cache partout, sur le comptoir, dans ton demi,
Elle déborde sur le trottoir, et se propage l'épidémie
Moi j'oublierai jamais l'année où j'ai choppé le virus,
Quand tu trébuches sur un hasard et que tu tombes sur un bonus
Ces soirées où l'on se livre, ces moments où l'on se lève,
Des heures à user nos salives, croquer les mots jusqu'à la sève
J'oublierai pas ces instants rares, où la nuit sert de terrain
A la recherche de l'éphémère, moitié inquiet, moitié serein
J'sais pas si le bonheur se touche, mais on l'a peut être frôlé 2-3 fois,
Dans cette atmosphère un peu louche, se reflétant dans nos voix
J'oublierai pas ces coeurs ouverts, de toute provenance et de tout âge,
Unis dans l'envie de découvrir, dans l'écoute et le partage
Ceux qui étaient là ne changeraient rien, même si tout était à refaire
Et puis, en plus, un texte dit c'était quand même un verre offert
Ces soirées sont toujours là, mais le mieux c'est quand tu fais connaissance,
Rien ne vaut le charme de l'inconnu, la découverte et l'innocence
Cette nostalgie me rappelle souvent que j'ai aussi serré des mains,
Des rencontres qui font que t'aimerais qu'hier déteigne sur demain
J'suis toujours plein de motivation et je récidive sans façon,
Recherchant cette sensation qui vaut bien 700 passions
De cette époque non révolue, j'ai reçu un héritage viral
Une manie qui ne me quitte plus c'est vrai, j'écris à l'oral
C'était un soir sans histoire, une fin de journée au destin sobre,
21h sans espoir, un mercredi d'octobre,
J'ai entendu des voix qui touchent, comme des chorales dans mon moral
Depuis j'ai de l'encre plein la bouche, depuis j'écris à l'oral
J'écris à l'oral - Grand Corps Malade - Enfants de la ville (album 2008)











Commentaires
Ce slam te va bien!
Fonce la belle! Reviens-nous et raconte...
A très vite ! Je croise les doigts !
Ce texte est vraiment beau et la musique l'accompagne vraiment bien !
... tout simplement magnifique... Toutes mes ondes positives pour ton projet... Tiens ! Le soleil revient... C'est bon signe !
merci à toutes les trois !!!!
à très bientôt Nathalie ! On attend la suite...