Drôle d'emploi # 19 - Paul et Sarah
Par BJC le lundi 21 juillet 2008, 22:38 - Drôle d'Emploi - Lien permanent
Voilà maintenant quelques jours que sept Drôles de Dames se sont alliées pour écrire les aventures de Capucine en recherche d’emploi. Un charmant Bosley leur a ouvert un blog et leur a donné des codes d’accès, quant à Charlie… il leur a laissé les clés et à l’heure actuelle, il est certainement au bord de la plage avec quelques cocktails, quelques jolies filles et toujours silencieux…
L’aventure de l’écriture vous tente ? ou peut être l'écriture de l'aventure ? N’hésitez pas à reprendre la suite !
La synthèse des 18 premiers épisodes est ICI
Episode 19 Paul et Sarah
Tandis que sa sœur cadette cherchait désespérément une substantielle nourriture et qu’elle découvrait une chocolaterie qui tenait plus du laboratoire que de la confiserie, Paul surfait nerveusement sur la toile sans arriver à se concentrer. Sarah l’avait appelé en début de soirée pour annuler leur rendez-vous. Bien sûr, elle semblait désolée mais il ne savait pas pourquoi cette annulation le mettait mal à l’aise… Etait-ce à cause de la symbolique de ce rendez-vous ? Ils allaient fêter leur six mois ensembles, cela lui faisait-il peur ? Elle avait déjà annulé une ou deux soirées, s’était confondue en excuses, mais ce soir, il ne pouvait se sortir de l’esprit que cette fois-ci n’était comme les autres…
Ils s’étaient rencontrés aux cours de Kung Fu où tous les yeux étaient braqués sur cette femme, structurale, fine, galbée, féline, une sportive toujours moulée dans des tenues grises brodées aux initiales d’EVY. Elle se défendait mieux en art martial que la plupart des hommes du cours. Dès que Paul l’avait vu, il l’avait surnommée « Miss Purdey » en souvenir du feuilleton que lui et sa sœur affectionnaient particulièrement enfants.
Leur premier contact était parti sur un malentendu dont ils avaient bien ri : non elle ne s’appelait pas Evy mais Sarah ! Et au fil des jours et des entrainements, ils avaient entamés la conversation, puis une relation amicale qui avait vite basculée du côté intime. Il s’était attaché très vite à Sarah et commençait à penser qu’elle pourrait être la femme de sa vie, la mère de ses enfants. Il l’avait imaginée garde du corps ou tueuse à gages mais elle était l’assistante du patron d’un laboratoire pharmaceutique en phase de révéler au monde une substance révolutionnaire, ce qui expliquait qu’elle restait très secrète sur son travail.
Souvent ils parlaient de sa grande passion pour le chocolat et la dégustation de différents crus était devenue un rituel chaque fois qu’il se voyait, rituel souvent suivi de longues séances de discussions tendres et complices dont Paul ne se souvenait pas le lendemain (la faute au petit rosé glacé ?) La dernière fois, elle lui avait apporté un ballotin de chocolat fourrés à la framboise, délicate attention pour Capucine qu’elle ne connaissait pas encore. Quand Paul avait offert ces chocolats à Capucine la semaine dernière, il avait dû ruser et lui avait fait croire qu’il les avait achetés lui même. Il n’aimait pas mentir à sa sœur, d’habitude, ils se disaient toujours tout, mais Capucine traversait une mauvaise période depuis quelques mois, pas de boulot, pas d’homme… Sarah pensait à juste titre qu’il fallait peut être attendre un peu avant de les présenter.
Ce soir, après 6 mois d’une relation idéale, Paul avait décidé de lui demander de venir vivre chez lui. Certes il fallait faire un peu de changement dans cet appartement de célibataire : passer l’aspirateur un peu plus souvent, sans oublier le canapé qui grattait des miettes de gâteaux grignotés pendant qu’il tape ses articles ; trier le courrier au fur et à mesure et ne pas laisser sur la table basse pubs, journaux, bouteilles vides, morceau de pizza 4 fromages et assiette sale de la veille ; mettre des rideaux aux fenêtres et vider les quelques cartons qui trainaient encore de son déménagement (il y a trois ans). Seule la chambre échappait à ce capharnaüm, le lit était fait, l’armoire rangée. La cuisine quant à elle aurait bien besoin d’une femme !
Sarah avait donc annulé ce rendez-vous un peu plus tôt dans la journée : une avancée essentielle dans les études du labo, elle ne pouvait pas laisser tomber son équipe maintenant. Comment lui en vouloir ? Pour Paul aussi le boulot était important.. Au fait ! Patrick ! Paul avait oublié de rappeler Patrick qui avait un truc important à lui dire… Important et étrange… Un rapide coup d’œil à sa montre le découragea, il éteignit le PC et alla se coucher avec deux idées en tête : appeler Patrick au réveil et réinviter Sarah pour un petit diner en tête à tête demain soir.
Au même moment, Capucine visitait le laboratoire de chocolat, étagère par étagère, tout en étant bien incapable d’en manger un seul malgré la faim qui la tiraillait. Soudain, elle sursauta comme jamais, renversa un plateau d’argent, et poussa un petit cri vite étouffé quand elle s’aperçut que l’ombre qui l’observait de l’autre côté de l’étagère n’était autre que Flav qui lui tendait un sandwich.
Auteure : BJC avec un petit clin d'oeil au slam de Grand Corps Malade pour la description de l'appartement de célibataire 
Qui prend la suite ?






Commentaires
Joli!
Bravo BJC.
Coucou! Episode 20 en ligne