J'aime ma boite !!
Par // Chroniques de BJC // 11 commentaires
Lundi 17 novembre, partout en France, nous célèbrerons nos entreprises mais pas n'importe comment : le leitmotiv sera « j'aime ma boite !», concept lancé en 2003 par l’association ETHIC (Entreprises à Taille Humaine, Indépendantes et de Croissance) et sa Présidente Sophie de Menthon.
Bon d'accord, je vous l'accorde, pas facile de s'esclaffer « j'aime ma boite ! » dans toutes les entreprises... Mais en y réfléchissant bien, ne serait-ce pas là l'occasion d'ouvrir le dialogue, la convivialité et le partage? De dépasser les clivages et les feuilles de paye ?
Et si on appréhendait notre entreprise comme un lieu de vie et d'échange et pas uniquement de production, comme un groupe d'hommes et de femmes plutôt que de salariés. Une entité qui vit, qui se développe et qui meurt.
Quand on prend conscience du temps que l'on passe au sein de son entreprise, l’épanouissement des salariés devient important, primordial même et c'est d'ailleurs ce que nous pensons à 80%... On commence même a murmurer que ce serait un véritable moteur pour la performance de l’entreprise... L'efficacité liée l'épanouissement fait ainsi son chemin...
Cette année le thème est « petit déjeuner entre collègues », l'occasion d'arriver lundi matin, bon pied, bon oeil, avec viennoiseries, muffins, café, chocolat ou thé pour une pause conviviale, dans une ambiance détendue et dans la bonne humeur (pas facile un lundi matin
) L'occasion de tisser de nouveaux liens avec des collègues que vous ne faisiez que croiser, d'instaurer des relations différentes avec votre hiérarchie (oui oui ! Les patrons aiment aussi les pains au chocolat !).
Alors, lundi matin, on oublie les réunions et les rapports à rendre pour 10h, on met de côté notre timidité et on montre l'autre visage de l'entreprise, celui d'une communauté de professionnels certes mais humaine avant tout.
Cette fête peut être un moteur formidable pour engager le dialogue ou le changement, l'occasion pour beaucoup de rapprocher les salariés, de développer le lien social, de renforcer l'esprit d'équipe et donc d'appartenance, d'implication ou de faire évoluer l'image interne de notre entreprise. Et pour vous ?
Et pour les sportifs, séance de rattrapage samedi 22 novembre, avec la Course Francilienne : courir dans une ambiance conviviale aux couleurs de sa boite !
Vous retrouverez tous les renseignement sur cette manifestation sur le site officiel : http://www.jaimemaboite.com/
NB : La vie dans l’entreprise n’est pas toujours idyllique et les réalités économiques souvent difficiles… Pour ma part, ce lundi 17 novembre sera mon dernier jour dans ma boite et le début d'une nouvelle étape, celle de mon CRP (Convention de reclassement Personnalisé) drôle de hasard...





Commentaires
A ne pas rater, les témoignages sur le site l'année dernière :
http://web.archive.org/web/20061109...
Relayés par Fabrice l'année dernière :
http://redaction.blog.regionsjob.co...
A mourir de rire ! Mais effectivement l'initiative est sympa.
Bon courage pour ton dernier jour au travail, généralement ce n'est pas le plus facile. Une nouvelle page s'ouvre, en espérant qu'elle soit belle
Nathalie,
J'AIME cette idée ! Porter un regard différent sur l'entreprise qui nous emploie, les collègues cotoyés tous les jours, les tensions, les liens et affrontements professionnels.
Voilà un élan pour construire ensemble d'autant mieux que les réalités du terrain sont loin d'être humainement idylliques (pour reprendre votre expression) et d'une certaine façon rétrécissante.
Ce que je veux souligner sont les risques de repli, passivité et désinvestissement dans un univers professionnel où l'homme (le salarié ou l'entrepreneur) n'est plus vraiment acteur de son "destin" (ou chemin professionnel). La perte d'élan ou d'intérêt (pour l'objet travail ou celui qui le réalise) conduit à une baisse de l'efficacité, qui elle même génère une chute de l'estime de soi et qui ... Ce peut être un tourbillon infernal pour le salarié ne s'accrochant à plus grand chose dans son entreprise.
Alors oui pour les pt'its déjeuner en équipe. Oui au partage des valeurs, professionnelles bien sur, mais aussi personnelles. C'est une manière de découvrir son collègue et de créer des liens, toujours utiles lorsque le travail risque d'occasionner des ruptures.
Et puis, une mention spéciale pour le chocolat. Qui donne, pour ma part, une saveur particulièrement douce et croquante.
Et, peut-être que lundi 17 novembre sera pour vous un (dernier) temps professionnel à l'origine d'autres pistes, rencontres et aventures professionnelles.
Bonne continuation.
@ Modérateur : je trouve dommage que l'on tourne cette manifestation à la dérision. Elle a au moins le mérite de faire bouger les choses dans le sens positif et puis il y a quand même des gens qui aiment leur boite ! Non ? J'ai lu sur Mode d'Emploi qu'on était 80% à être heureux au travail...
Maintenant, tout à fait d'accord pour espérer que l'on n'attend pas ce jour pour déjeuner ou discuter avec ses collègues. Tout comme on n'attend pas la Toussaint pour penser à nos disparus, qu'on n'attend pas la fête des secrétaires pour leur témoigner notre reconnaissance. Utopie ? peut être...
Toujours est-il qu'il y a des sociétés qui malheureusement n'ont aucune communication en dehors du repas de fin d'année et qu'une deuxième journée n'est pas du luxe croyez moi !
@ Nathalie : merci de votre passage par ici. Votre témoignage est juste et précieux.
Quant à mon passage au 18 novembre... outre le fait que je grignoterai un petit croissant en souvenir, je n'ai qu'une chose à dire : au suivant !!
Bon WE
80 % à être heureux au boulot ? Mmmmm .... voilà un % qui me laisse rêveuse ou alors mon magazine préféré m'intoxique (ce qui n'aurait rien d'étonnant). Je vais de ce pas aller lire le billet de Mode d'emploi.
Quant à "j'aime ma boîte", mon grain sera autant sel que sucre. Oui, j'aime cette boîte, creuset inexploité de compétences extraordinaires et bouillonnement permanent et innovant dans la R&D. Non, je n'aime pas ma boîte, ou plutôt ce que le top management en fait. Nous existons toujours et c'est un miracle si l'on considère qu'ils réussissent le tour de force du grand écart permanent entre "très compétent" et "très démotivé". Les viennoiseries, j'ai donné et je donne encore dans la rédaction du journal interne. Je jette l'éponge parce qu'on ne fait pas le bonheur des gens malgré eux. Désabusée peut-être je suis ...
Bon départ pour ta CRP. Tu vas voir, bien menée, c'est une action extrêmement intéressante et pour le peu que je connais de toi, je ne doute pas que tu sauras en tirer la substantifique moelle.
Rebisou
Ah! Si tu n'étais pas si loin, je t'apporterais les "navettes"et les croissants lundi! Je t'embrasse.
@ France : je partage ton avis, mais c'est pus fort que moi, j'essaie quand même de rester positive... Moi aussi j'aim (ais) beaucoup ma boite pour son emballage (famillial, humain, restectueux) mais quand je levais le couvercle, le contenu me laissait perplexe bien des fois... Quant au packaging... Comment est-ce possible de trouver cela inutile ?? Dieu sait que j'ai tenté de changer des choses... C'est vrai qu'ils me regardaient tous comme une extra terrestre quand j'arrivais avec des croissants... Mais la gourmandise les rendait souriants et conviviaux. Je t'embrasse
@ Véronique : je reste Parisienne dans l'âme... quoi de meilleur que les croissants parisiens ??? Feuilletés et croustillants, dorés et chauds... whouaaa j'arrête.... Je t'embrasse aussi.
Moi, je t'aurais bien amené les beignets à la framboise; je viens juste de la boulangerie là; celle qui fait les meilleurs beignets et pour laquelle je fais un grand détour le dimanche.
Pour ce qui concerne le partage d'un croissant ou la contagion de la bonne humeur dans la boîte, oui, j'y crois fermement et comme toi, j'agis dans ce sens par tempérament + que par 1 sens quelconque du jeu forcé;
Sur l'agence de Strasbg, j'ai la chance d'être entourée de collaborateurs qui ont saisi le pli sûrement aussi parce que cela fait partie de leur tempérament. Vu le peu de tps qu'on a, ce partage n'est pas très régulier mais il a le mérite d'exister et d'être sincèrement apprécié.
Par contre, comme France, j'ai aussi jeté l'éponge; moi, c'est au niveau de la hiérarchie. C'est vrai, on ne fait pas le bonheur des gens malgré eux et personnellement, je n'ai pas envie qu'on détruise mon enthousiasme;
Tu la fais par quel biais ta CRP? Je ne connais pas cette convention.
Je suis sûre que lundi il y aura beaucoup de gens tristes dans ta boîte...
Coucou Nath !
La convivialité reste à mon sens le meilleur acte de prévention en terme de gestion et surtout de prévention des risques psychosociaux... Ce qui me gêne le plus, c'est que ce type d'intervention soit autodéclarée comme "journée de..." comme tu disais pour la "fête des secrétaires" et autres inepties de ce genre...
Toutefois, cela a le mérite d'exister... Lorsque cela est naturel, c'est d'autant mieux mais bien peu de manager et/ou de salariés possèdent cet état d'esprit... Cela étant souvent instauré pour réparer les pots cassés à la suite de ruptures et justement par manque de cohésion d'équipe ou au sein de beaucoup d'hypocrisie... Garder son enthousiasme sur le sujet est malgré tout une priorité mais je persiste et je signe : l'altruisme ne se décrète pas...
Courage pour le 17... Pour la fougasse à l'anchois ici c'est quand tu veux...
Bises
Sylve
Alors ici c'est des crèpes si tu veux.
Quand je travaillais, j'en faisais souvent pour le bureau. Il y avait souvent quelqu'un qui apportait un gâteau, un cake, des croissants. On prenait le café ensemble tous les matins en arrivant..
Au moment de Noël, on laissait une boîte de chocolats sur le bureau et chacun en prenait en passant. Mon chef et mon collègue faisaient un concours à celui qui aurait la couleur rose à l'intérieur du chocolat.
Dans certains services, tous les vendredis matins, il y avait un membre de l'équipe qui portait les croissants, c'était chacun son tour.
Evidemment, pour les évènements spéciaux, naissance, départ, mariage, etc... c'était pareil.
l'intermède ne durait pas des heures non plus.
Il n'empêche que chacun faisait son travail sérieusement, et qu'on avait quand même la pression des hauts dirigeants.
Il est sûr que ça ne me serait jamais venu à l'idée d'en faire une journée spéciale.. A croire que les gens ont besoin que ce soit officiel pour faire quelque chose.
z'êtes pas sympa les filles... j'ai pris quelques kilos rien qu'en vous lisant !! des beignets, des fougasses, des crêpes... Où j'a mis mon Slim Fast moi ?
Plus sérieusement :
@ Pascale : je parlerai du CRP dans mon prochain billet.
On est donc tous et toutes d'accord, la convivialité doit être chaque jour et pas seulement une fois dans l'année. sauf que...
bises à toutes
@BJC Je t'avoues que je suis assez réticent aux fêtes "imposées". La communication interne aurait-elle besoin d'un jour en particulier pour être effective ? La problématique de l'ambiance au travail est à garder en tête toute l'année, pas seulement un jour de l'année choisi par "le mouvement des
patrons enthousiastes " (cf le site de l'ethic). Ma réaction est la même pour de nombreuses fêtes durant l'année, rien de personnel envers J'aime ma boite donc. Après, les sociétés où il n'y a pas de com interne ou où l'ambiance est déplorable n'adhèrent probablement pas à l'initiative...
L'idée est bonne donc, mais j'espère que les entreprises n'attendent pas ce jour pour faire des efforts
Et les employés encore moins !