Nous avons tous notre identité propre qui pourrait se résumer au binôme nom/prénom mais pas seulement. Bébé, Mademoiselle, Madame, Maman, Mamy… autant d’identités qui jalonneront notre vie à tous (mettre au masculin pour ces Messieurs) et là je ne vous parle que des doux noms, exit les noms d’oiseaux que vous donnent vos ennemis. Autant d’identités donc que d’interlocuteurs…

Mais cela ne s’arrête pas là. Ces identités politiquement correctes côtoient les p’tits surnoms : mamounette , loulou, mon lapin, ma douce, chérie, mon cœur, mon amour… (Je hais les couples qui me rappellent que je suis seule ! Je déteste les couples, je les hais tout court ! Mon coeur, mon amour, mon amour, mon cœur Anaïs) ça c’est dans le meilleur des mondes bien sûr, pour les noms d’oiseaux projetez vous au volant ! Autant d’identités que de sentiments…

Et si l’identité n’était qu’affaire de lettres, ça serait trop facile… votre numéro de sécu, votre Siren si vous êtes entrepreneur, votre numéro d’assuré, votre numéro FIP de citoyen imposable… Autant d’identités que d’administrations

Comédia de l'Arte Viennent ensuite les pseudos, il est vrai souvent reliés au numérique mais pas que : Benoit16 votre pseudo MSN (et pour certains celui de spammeur) ; Rocco30cm votre pseudo d’acteur de routier (n'attendez pas de lien hein !) ; @cerise67 votre pseudo de Twitter ; Djenaï votre pseudo de bloggeuse ; BHL celui du pseudo écrivain, Tarzan un pseudo contact Viadéo (si si)… Autant d’identités que d’activités (secrètes ?)

Entre nos noms officiels, nos diminutifs, nos surnoms, nos pseudos et nos numéros d’immatriculation, il faut avouer que notre identité quoiqu’on en dise est déjà bien morcelée correspondant à toutes les facettes de notre personnalité. Je dirais aussi qu’à chaque identité, une image et une réputation. L’image et la réputation de la maman que vous êtes n’est sans doute pas la même que celle que vous provoquez en qualité d’amie, amante, collègue. Toutefois, si nous maitrisons notre image, il n’en va pas de même pour notre réputation.

Notre identité numérique est très certainement tout aussi complexe parce qu’elle s’accompagne en plus d’un facteur clé qui est diffusion non contrôlée.

Nous voilà tous affublés de pseudos, identifiants et autres partout où notre mulot nous guide : e-commerces, réseaux, messageries instantanées, forums, blogs… impossible de lire, d’écrire, de répondre, de télécharger, de jouer ou d’interroger sans auparavant nous identifier. Et c’est là que ça se corse…

Combien d’entre nous ont pris le temps de lire une licence ? Les clauses d’utilisation ? Perso, j’avoue… jamais… Certes j’ai bien lu ma première licence de téléchargement (quoi ? Emule n’a pas de licence ;-) ) et puis basta ! de toute façon, je ne lirais pas les mises à jours ni les petites lignes gris clair en pied de page. Et visiblement j’ai tort… il s’en passe des choses dans les clauses… et notamment la liberté de diffuser très largement votre image sans que vous ne puissiez plus rien contrôler...

Personnellement, je me suis attachée à cloisonner autant que possible le numérique. Je dis autant que possible car forcément on ne maitrise pas tout et les cross-over arrivent plus vite qu’on ne le croit.

D’abord, l’e-commerce : tous avec la même identité et une adresse mail créées pour l’occasion. Cette identité est proche de la mienne (!?!) facilement identifiable et suffisamment sérieuse. Le risque n’étant là que de gérer l’afflux de pubs et de spams quand j’oublie de désactiver la case « non je ne veux pas !! ».

Côté réseaux sociaux, j’ai choisi de m’identifier clairement : prénom, nom d’épouse et nom de jeune fille. Pourquoi les deux ? Parce que j’ai eu une vie avant mon mariage et comme je n’ai pas invité tout le monde à mon mariage justement, mes amis d’enfance, mes anciens collègues ne pouvaient pas me retrouver… Ensuite parce que pour un réseau professionnel, difficile de faire sérieuse avec un « nathou »

Puzzle Ensuite vient le blogging, j’ai commencé avec un blog très personnel et celui là est bien planqué (enfin j’espère sinon ma e-réputation est fichue !). J’ai créé tout spécialement une adresse mail sur la base d’un pseudo, et je publie anonymement (pas de profil, pas de possibilité de contact…)
Pour mes autres blogs, seul mon blog emploi est géré sous le pseudo BJC et pour une raison très simple : quelques Nathalie sur la plateforme (et Blog Job & Comm trop long à écrire). Au début, cela m’a également « protégée » contre des déboires qu’auraient pu m’occasionner mes chroniques sur l’entreprise pleek … (d’ailleurs j’ai également pris la peine de ne pas la citer sur mes réseaux professionnel, sur mon CV…) Mais qui dit blog emploi, dit réseau Viadéo et là, over crossing obligatoire, me voilà démasquée. Aussi, seule, mon attention à ne pas citer mon entreprise me sauvera de la prison. Par ailleurs, ce blog a créé avec lui tout un monde (Twitter, MyBlogLog, Blogasty) que j’ai relié à BJC par obligation de cohérence.

Voilà pour les identités numériques (ou pas). J’avoue que comme Véronique j’ai aussi un petit carnet où je note mes identifiants et mes codes d’accès… Ensuite pour finir, l’identité numérique induit forcément l’image et la e-réputation… Et là… je ne m’en suis pas préoccupée.

Pour ce qui et de l’image, je suis toujours restée moi-même. Je ne m’acharne pas à tout maitriser (y’a qu’à me suivre sur Twitter pour voir que de temps à autres…), j’écoute la musique que j’aime relayée sur Blip.fm et dans mes Tweet

En revanche, je pense que notre e-réputation nous échappe tout comme celle du réel : certains me trouvent sens doute pénible tandis que d’autres me trouvent sympa et je ne veux peux rien y faire.

Le principal pour moi se résume en deux mots : authenticité et cohérence. Et peut être que le fait de cloisonner chaque secteur virtuel m'aide un peu...

ah ! je ne vous ai pas parlé de Second Life ?? mon pseudo est…. Nan ! pas cette fois !