Aux portes du feu 2/2
Par // Billets d'humeur ou de coeur // 4 commentaires
Jeudi 23 juillet 2009, Marseille aux portes du feux depuis 12 heures
Douze heures… douze heures que le feu fait rage. Il fait nuit rouge sur les collines de Marseille. En remontant vers la résidence, on découvre les jardins envahis par les longs serpents rouges sous pression et les lumières clignotantes. Le silence n’est pas revenu, au loin encore des sirènes, tout près les ordres criés de talkies en walkies, le bruit des moteurs, les murmures des uns et les exclamations de autres.
On croise des habitants avec sandwiches et boissons pour les pompiers, d’autres avec des valises en partance pour un refuge plus calme. Les masques surement en prévision à la pandémie de grippe servent prématurément. D’autres encore remontent vers leur bien.









Commentaires
Beau texte qui donne carrément envie de vivre la poésie d'un feu (même si ce n'est pas drôle);

Grand reporter, ça t'aurait pas dit?
... Il était temps que cesse ce cauchemar... et ce très beau texte de rappeler combien des esprits criminels peuvent aussi détruire des vies...
Je te fais plein de bises...
Bonjour Nathalie,
Excellent article qui montre un point de vue que je n'avais pas moi de Luminy où je n'avais qu'une vision très partielle de la catastrophe, mais une vision d'horreur toutefois.
Vraiment merci pour ce texte fort en émotions, qui doit bien représenter je l'imagine le cauchemar vécu cette nuit-là par les habitants de cette partie de Marseille. Mon coeur s'est accéléré en lisant les passages forts.
Encore merci,
Damien.
PS : je te remercie d'avoir fait un lien vers mon article également
PS2 : on dirait la Rouvière, je me trompe?
Merci à tous les trois !
@Pascale : c'était mon premier choisi avec écrivain
mais les parents trouvaient ces métiers "de bohème" "ne nourrissant pas son homme" 
@Sylve : moi aussi je t'embrasse
@Damien : bienvenue par ici ! Tes photos sont magnifiques ! Bravo et merci pour ce reportage minute par minute. Non ce n'est pas la Rouvière mais Castelroc (en haut du Lycée Jean Perrin).
Souhaitons que le pire soit derrière nous maintenant...
à très bientôt dans d'autres circonstances !