Compte à Rebours7h00 réveil en mode maman. Préparation de l’intendance de la journée devant un deux cafés, signer les feuilles d’évaluation de Graine d’ADN qu’on a oublié la veille ou donner l’argent pour la photo de classe où Graine d’ADN sourit mais pas les copains… à moins que ce ne soit les copains qui sourient mais pas Graine d’ADN (de toute façon les 30 ne sourient jamais en même temps), donner les instructions à Mr Chéri pour que la maison ait un semblant d’ordre d’ici 19h (et là, il m’épate !)

8h15 départ pour l’école en trainant les pieds et en ruminant « maman pourquoi Mr Chéri lui il a le droit de dormir encore ? ». Livraison du paquet : « bisous, sois sage, à ce soir » et oust, départ pour la couveuse à pieds et pas intérêt de les trainer, faut attraper le bus de 8h29 (pourquoi 29 et pas 30 ?). Pour l’instant ça descend… fait froid, ça mouille, ça vente… mais ça descend !

8h25 arrivée devant l’arrêt du bus. Là deux cas de figures : soit il y a dégun et vous vous dites « zut j’ai loupé mon bus », soit il y a plein de monde et cela vous rassure, vous êtes arrivés à temps… à moins que…

8h30 toujours à l‘arrêt de bus

8h36 ça c’est l’heure à laquelle doit passer le suivant…

8h41 (les horaires RTM sont très bizarres précis) le bus suivant devrait poindre le bout de son nez…

Corrida8h45 rien… chacun s’échauffe, râle, pestifère, vocifère… ah tient ! un bus ! Ooooléééé ! passé sans s’arrêter ! ah ! un autre ! Ooooléééé ! « vous êtes surs qu’on est bien à un arrêt de bus là ? » Les bus passent et repassent sans nous voir. Le prochain, promis, je me mets en travers de son chemin, va falloir qu’il me passe sur le corps !

8h49 Chouette ! un bus mais… en face, à contre sens… Pourtant de ce côté tout le monde sourit : celui-là, c’est celui qui va au bout du boulevard, fait le tour du rond point et repart dans l’autre sens donc en passant par nous ! Sauvés ! Le bus va au bout du boulevard… et disparait dans la brume… (faut que j’arrête de lire Stephen King)

8h53 Un bus à l’horizon. Deux même ! à 2 mètres de distance… Chacun soupire, gesticule, s’approche du bord de la route dangereusement (sans doute pas la seule à avoir envie de me jeter sous les roues). Chacun choisit son bus (en fonction de sa destination forcément)… Le premier s’arrête, ouvre ses portes, et le conducteur se fait joyeusement insulter. Je vous passe ici les noms d’oiseaux marseillais pour éviter de passer dans la catégorie blog pour adultes ! Le second bus ? Il marque un temps d’arrêt, n’ouvre pas ses portes, le chauffeur se fait quand même royalement insulter, redémarre et double le premier ! Laissant les usagers furax sur le carreau…

9h00 deux feux rouges grillés plus tard… nous arrivons au métro. Là test d’agilité et de rapidité : « veuillez introduire votre ticket dans la fente et la récupérer »… au vol ! Quelle force ces machines ! à la RTM, les cartes c’est comme les bus, on les arrête pas dans leur élan !

Allez, c’est parti, première série de marches à descendre. Deuxième série de marches (elles montent celles-là) et l’escalator est en panne… Arrivée devant le quai, essoufflée, avec qu’une envie, celle de sentir enfin les effluves d’un bon déodorant (et on est que le matin). Correspondance, montée des marches, une à une, le rythme est moins rapide… terre plate, couloirs, descente des marches en escalator (oui, la montée se fait sur la pointe des pieds, la descente en escalator… c’est comme les horaires, la RTM innove… et pour le coup je me demande si je ne suis pas cobaye ici aussi) Arrivée à Préfecture. Et là, on prie pour que l’escalator (le seul en montée et on comprend vite pourquoi) ne soit pas en panne, la vision de ces marches est ver-ti-gi-neu-se.

9h15 arrivée à la couveuse, quelques pas encore avant d’affronter les dernières marches. Colimaçon sur trois étages plus hauts que ceux de la Tour Eiffel. 1er étage on respire encore. 2ème étage les cuisses nous brulent. 3ème étage on est asphyxié… les « bonjour » à l’arrivée sont soufflés, expirés, inspirés…

agence geek9h30 – 17h00 cours intensifs pour jeunes créateurs d’entreprise (pour le coup les autres sont très jeunes) une pause cigarette avec donc remontée de ces trois étages (suis contente moi de ne pas fumer tout d’un coup !) une pause déjeuner (avec digestion le temps de la remontée des marches). Finalement heureuse de pouvoir rester assise 7 ou 8 heures avant d’affronter au retour les marches qui montent à pied et celles qui descendent mécaniquement…

17h45 Pas le courage de monter ma colline… et puis reste encore le repassage, les devoirs, les séries à ne pas louper, les TP… des espoirs, désespoirs… « allo chauffeur ? »

Pour ceux qui pensaient ma couvade douce et calme, elle est d’abord sportive et mes muscles me remercient le rappellent chaque jour ! Au prochain billet je vous expliquerais comment ma couvade est également enrichissante, indispensable et motivante !

… Ah oui ! pour les bus : ils étaient tous en retard ce matin, c’est pour cela qu’ils ne s’arrêtaient pas !!!! dites le à ceux qui étaient dedans et qui voulaient descendre !!! Vous connaissez « les Langoliers » de Stephen King ? j’y étais…

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