Le lundi, avant, c’était réunion et deux Doliprane… On parlait de tout et de rien, et inversement proportionnel, interrompus par les sonneries incessantes des portables (sait-on jamais qu’ils loupent LA vente importante qui LEUR donne de l’importance…) et autres intermèdes divers et perturbants. Mais bon, nous communiquions quand même un peu...
Et puis un jour, entre le débat sur le bras de grue du camion qu’il faudrait changer et celui sur le rangement des tubes d’acier pour que cela prenne moins de place, une voix s’élève… Cette voix est celle de l’inquiétude, du questionnement, étranglée et tremblante… Tous les regards se tournent vers elle… Nos regards, inquiets, interrogateurs et ceux de la Direction, furieux, noirs… Mais qu’à bien pu dire cette voix pour tout à coup obtenir le silence absolu, lourd et tremblant lui aussi ?
La besace du facteur