Jeudi 23 juillet 2009, Marseille aux portes du feux depuis 12 heures
Douze heures… douze heures que le feu fait rage. Il fait nuit rouge sur les collines de Marseille. En remontant vers la résidence, on découvre les jardins envahis par les longs serpents rouges sous pression et les lumières clignotantes. Le silence n’est pas revenu, au loin encore des sirènes, tout près les ordres criés de talkies en walkies, le bruit des moteurs, les murmures des uns et les exclamations de autres.
On croise des habitants avec sandwiches et boissons pour les pompiers, d’autres avec des valises en partance pour un refuge plus calme. Les masques surement en prévision à la pandémie de grippe servent prématurément. D’autres encore remontent vers leur bien.
20…21….22….23…. 23 jours de mauvais temps consécutifs… La moiteur de l’air, la pluie chaude, le Sirocco et son sable volant… « Du jamais vu en Paca ma p’tite dame depuis 1956 ! J'ai pas sorti le bateau depuis la Pentecôte !» me disait un voisin pêcheur dans l’ascenseur.
8 pages blanches… toutes blanches… 8 pages… pas une de plus, j’ai promis ! Au boulot !
Parce qu’un emploi est avant tout alimentaire, que l’on soit diplômé ou non, on ne fait pas toujours ce qu’il nous plait réellement. On accepte souvent un job, puis un autre, pourvu qu’il paye le loyer, la nourriture, le docteur... Le must ? S’il peut aussi payer les factures Zara, Chanel et Guerlin, un week-end détente en thalasso deux fois par an et … le coiffeur, l’esthéticienne, les vacances d’été, celles d’hiver, le coupé (penser à passer chez le bijoutier…) Ahh… je comprends maintenant pourquoi certaines choisissent d’office le trio gagnant mari-charmant-argent !










La besace du facteur